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 Exemple d'argumentations avec des omnivores

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clochetteveg
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MessageSujet: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Ven 20 Juin 2008 - 15:10

Alors, je vous explique le but de ce topic, je suis inscrite sur des sites de discussions, à priori non végés, où j'essaie de convaincre les gens qui viennent me parler

Je vais donc mettre ici (et vous aussi Wink ) des exemples réels d'argumentaires d'omnivores concernant le végétarisme et la cause animale, et vous pourrez tenter de répondre comme si vous lui envoyiez vraiment le message.
Ceci pour permettre à nous tous, de parfaire nos discours lors des futurs stands

Merci à chacun d'écrire sa propre réponse (en évitant de lire celle des autres militants qui ont répondu avant), ça nous permettra à tous de bien réfléchir, faire travailler notre mémoire concernants les chiffres ou autres arguments, et ainsi d'être complètement autonome


Dernière édition par clochetteveg le Sam 21 Juin 2008 - 4:22, édité 3 fois
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clochetteveg
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Ven 20 Juin 2008 - 15:17

Le nom à été changé pour préserver l'anonymat

Cas n°1 Hervé

Profil :
21 ans
Etudiant
Style : punk, artiste, bohème
Ne bois pas, omnivore

Message :

"J'ai plusieurs pote végé mais ils ne militent pas pour le droit des animaux et je trouve ça bien d'y pense (même si je suis pas un exemple étant un carnivore)

Je suis tout à fait d'accord sur le principe en ce qui concerne les corridas, les zoos, les cirques, les delphinarium... Ou encore les tests sur animaux. Utiliser des animaux en tant qu'objet juste pour notre petit confort ou pour notre petit plaisir ça ne devrait pas exister.

Personnellement je ne suis pas pour l'idée "d'interdire" mais de sensibiliser. Si on interdit de faire certaines choses à quelqu'un (sur les animaux par exemple puisque c'est le sujet), mais que cette personne n'a pas compris je pense qu'il n'y a aucune avancée de réalisée. Peut être que la personne continuera ses activités clandestinement (ce qui arrive souvent), peut être que l'interdiction durera un temps mais que quand le rapport de force s'inversera (car une interdiction est un rapport de force) l'interdiction tombera et à ce moment ce sera la porte ouverte à tous les abus.

D'après moi, le travail beaucoup plus difficile mais beaucoup plus efficace consiste à sensibiliser les gens, leur faire comprendre. Ça peut prendre du temps mais dès qu'une poignée de gens comprenne tout va très vite après. Les minorités entrainent les majorité (on le voit bien en ce moment avec l'écologie et tout va s'ccélérer maintenant que la plupart des gens en prennent conscience). Jouer sur un rapport de force ne crédibilise pas vraiment l'action, elle conduit tout le temps à des tensions (regarde la pêche industrielle et les écologiste) alors qu'une sensibilisation intelligente donne une force bien plus conséquente.

Je dis ça parce qu'avec des potes on a monté une asso (à caractère écolos entre autres) mais notre but n'est pas de dire aux gens ce qui est "bien" et ce qui est "mal". Qui serions nous pour prétendre connaitre ce qui est bien et ce qui ne l'est pas! Le bien et le mal sont des notions qui changent au cours du temps comme quoi ce ne sont pas des notions absolues mais relatives, propres à chacun, à l'époque, à la géographie... Tout ce qu'on peut faire c'est montrer des chemins différents des autoroutes déjà toutes tracées dans nos sociétés. Tu vois ce que je veux dire? A l'échelle de l'univers on ne représente rien. Moi, toi, les autres humains, les animaux, qu'on vive ensemble ou qu'on s'entretue tous qu'est ce que ça change dans l'univers? Est ce que c'est "bien" est ce que c'est "mal"? Je ne sais pas, la seule chose que je sais c'est que je veux vivre en paix et comme chacun (il me semble) cherche à vivre en paix alors je veux vivre le plus en paix avec chacun (animaux "non-humain" compris bien sûr ). La question est comment vivre en paix avec l'environnement qui nous entoure?

Par contre il y a certains points que je ne suis pas d'accord avec toi. Pour commencer à "militer" pour le droit des animaux je pense qu'il faut se concentrer sur ce qui est le plus abérant (zoo, corridas, test sur les animaux...). Mais certaines choses comme la chasse, à mon sens, ne doivent pas être interdite tant qu'elle est faite pour se nourrir. S'il s'agit juste de chasser pour le plaisir des animaux je trouve ça ignoble, mais si quelqu'un préfère tuer un lapin qui vit en pleine nature non pas pour le plaisir mais pour le manger et éviter de manger un lapin qui aura été enfermé toutes sa vie dans une petite cage, qui aura sécrété des toxines à cause du stress, et qui servira juste de nourriture, je comprend le chasseur (même si personnellement je suis vraiment pas prêt à tuer un animal pour le manger...). Enfin je sais pas ce que tu en pense.

J'espère que je me suis pas trop étaler parce que je n'ai pas trop parlé du "droit". Mais je pense que cette notion est très compliquée, déjà très compliquée dans les société humaines alors pour ce qui est des animaux... Est ce qu'on sanctionnerait un homme qui mange un animal? Si oui pourquoi?

Enfin voilà
J'espère que j'ai pas été trop vague

A bientôt"
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Démosthène
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Ven 20 Juin 2008 - 16:24

Citation :
Personnellement je ne suis pas pour l'idée "d'interdire" mais de sensibiliser

Je suis d'accord mais la libération animale et la prise de conscience du sort des animaux doivent, selon moi, utiliser tous les "organes" de militantisme possibles. Sensibiliser est aussi une forme de militantisme à petite échelle. Pourtant, l'interdiction d'une pratique qui vise à considérer un être vivant comme un objet n'est pas mauvaise en soi. Je crois qu'on est pas mal effrayé rien que par le mot "interdiction". Pourtant, on a bien interdit l'esclavage alors que des tas de gens criaient à l'atteinte à leur liberté de gagner "honnêtement" leur vie en vendant des esclaves ou d'autres d'en posséder. On a interdit le travail des enfants alors que des gens ont protesté (pas beaucoup j'imagine) du fait que leur position privilégiée dans la concurrence commerciale repose sur le faible coût de leur main d'oeuvre. Voilà ce que disent Estiva Reus et Antoine Comiti dans leur article "Abolir la viande" :

Citation :
Reste qu'établir une interdiction légale, c'est instaurer une contrainte qui s'impose à tous, et qu'un large consentement à une mesure n'équivaut pas à une approbation unanime. (...) Lorsque la viande sera abolie, alors que certains seront encore réfractaires à cette mesure, il ne s'agira pas d'une victoire de la contrainte sur la liberté. Le choix n'est pas entre imposer un diktat aux carnivores récalcitrants (la contrainte) ou ne rien imposer à personne (la liberté). Il est entre contraindre ces carnivores à renoncer à une habitude sans laquelle on peut vivre et trouver plaisir à l'existence, ou continuer à contraindre des bêtes à l'enfermement, la mutilation, la séparation d'avec leurs proches, la privation de la conduite autonome de leur existence… et la mort. Parce qu'il s'agit de restreindre la liberté lorsqu'elle conduit à des comportements qui portent atteinte à la liberté, la santé, le bonheur et la vie d'autrui, on est dans le domaine où " y compris dans les cultures les plus attachées aux libertés individuelles " il est admis que les institutions peuvent (et doivent) contraindre les individus.

"Malheureusement", nous sommes tous égaux face à cette "liberté" de laisser tuer des millions d'animaux chaque jour, c'est à dire que notre pouvoir d'achat nous autorise tous à pouvoir consommer de la viande. Ce n'est pas comme si c'était le fait d'une minorité de nantis qui pouvait s'offrir de la viande et à qui on demandait de se priver de ce "droit", comme c'était le cas pour les esclaves ou les serfs. Ce qui fait peur, c'est qu'interdire de tuer et de faire tuer des animaux pour consommer leur chair, c'est l'affaire de tout le monde et qu'une interdiction touche tout le monde. Et donc que l'atteinte à la liberté touche le plus grand nombre. Nous sommes tous sensibles à la cause des animaux (labo, cirques, fourrure et même abattoirs) sauf certains chasseurs, pêcheurs, etc. Donc, le travail sur la sensibilisation est plus ou moins fait autant par les militants pour les animaux que par les médias (en général).

Le problème, c'est que derrière l'interdiction, les gens comprennent mal (et c'est là qu'on doit se focaliser) que la privation du plaisir gustatif dans la consommation de viande est largement compensée par le plaisir de la découverte de dizaines d'autres aliments végétaux qui décuplera les plaisirs gustatifs ! On a rien à perdre et tout à y gagner !

Citation :
mais notre but n'est pas de dire aux gens ce qui est "bien" et ce qui est "mal". Qui serions nous pour prétendre connaitre ce qui est bien et ce qui ne l'est pas!

C'est souvent l'argument des omnis qui font passer les veg* pour des emmerdeurs prêchi-prêcha qui en savent plus que tout le monde. Bien sûr que personne ne détient la vérité absolue mais on ne parle pas de bien ou de mal, on parle d'une préférence pour la vie. Les gens pensent souvent qu'on met en balance la consommation de viande et les modes de vie veg* comme si c'était 2 dimensions manichéennes. On ne cherche pas à stigmatiser les omnis comme des suppôts de satan et nous faire passer pour des anges bienveillants. On tente seulement d'expliquer que nos modes de vie tendent à préférer la vie plutôt qu'à la nier. A partir du moment où on met en balance la vie par rapport à n'importe quel propos omni ou carrément viandard (plaisir gustatif, liberté de consommer, plaisir du sport, besoins commerciaux, traditions culturelles, etc.), ces derniers perdent toute leur substance. Qui oserait dire qu'une vie a moins d'importance que le "plaisir du beau spectacle de la tauromachie" ? En fin de compte, on ne cherche pas à marquer des territoires moraux, à dire "ça c'est mal", "ça c'est bien" parce que, selon moi, c'est réducteur et peu convaincant. Je suis d'accord pour dire que les notions de bien et de mal sont changeantes selon les cultures et les époques mais la préférence pour la vie, elle, ne change pas.

Citation :
Mais certaines choses comme la chasse, à mon sens, ne doivent pas être interdite tant qu'elle est faite pour se nourrir.

Qui continue de chasser uniquement pour se nourrir ? Quelques tribus en Nouvelle-Guinée ? Les courants vég* sont apparus en Occident vers le début du XIXème siècle et ce n'est pas un hasard. C'est tout simplement en réaction aux pratiques liées à la révolution industrielle née de l'essor du capitalisme et qui considère l'ensemble de la terre comme des ressources exploitables. Animaux compris. Dans les régions où la chasse "traditionnelle" est considérée comme un moyen indispensable pour survivre, cette pratique fait partie d'un processus biologique et écologique et elle ne peut en aucun cas être comparée à la chasse pratiquée en Occident.

J'ai souvent remarqué que les gens omnivores sont déjà (en majorité) sensibilisés à la cause des animaux, qu'ils trouvent inacceptable la vivsection, la corrida, l'industrie de la fourrure mais ne parviennent pas à faire le lien entre les animaux tués pour ces industries, ceux qui se retrouvent dans leurs assiettes et ceux qu'ils ont chez eux. c'est vrai qu'il y a un travail d'information à faire là-dessus mais que l'interdiction de la consommation de viande reste un objectif à atteindre.
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Ven 20 Juin 2008 - 21:45

Citation :
Peut être que la personne continuera ses activités clandestinement (ce qui arrive souvent), peut être que l'interdiction durera un temps mais que quand le rapport de force s'inversera (car une interdiction est un rapport de force) l'interdiction tombera et à ce moment ce sera la porte ouverte à tous les abus.

L'argument d'une morale imposée mais non assimilée, le besoin d'avoir des personnes qui surveille ta conscience, tes actes, un dieu au-dessus de ta tête, des gendarmes au coin de ta rue pour t'empêcher de commettre des actes répréhensibles révèle un manque de réalisme quant à la gravité des actes mis en balance.
Il ne s'agit pas ici d'un rapport de force, on croirait lire les discussions des fora pro-chasse, avec leur lobbies "zoolâtres" faisant pression sur le gouvernement, dont nous ne disposons pas, nous ne somme pas le clergé romain, ni le MRP, ni un groupe pharmaceutique ou agroalimentaire, notre capacité à "pressuriser" les autres vient de la validité de nos arguments et non pas de l'emploi de contraintes externes. Une dictature vegan ne pourrait bien sûr qu'entraîner des comportements clandestins, mais ce n'est pas le but, nous ne menons pas un Jihad en pronant la mort des infidèles mais nous désirons une prise de conscience individuelle. Une fois intériorisées les raisons de ton végétarisme il ne t'apparait plus comme un contrainte, tu ne te sens pas le besoin "d'enfreindre" la loi, mais au contraire de l'appliquer et de la voir s'étendre au nom de la justice pour les animaux.

Citation :
A l'échelle de l'univers on ne représente rien.
A l'échelle de la souffrance animale nous représentons beaucoup. Tu milites pour l'écologie, tu es donc sensible à ton empreinte écologique sur l'environnement, de par ta consommation carnée tu es directement responsable de la mort d'êtres vivants, de la faim dans le monde en perpétuant un mode alimentaire de nanti occidental qui affame les populations des pays émergents, de la pollution de nos nappes phréatiques, des cours d'eaux, de la surexploitation des terres agricoles, de l'emploi de pesticides à outrance. Chaque "steack" consommé représente une empreinte écologique considérable, un vegan ne pèse presque rien en regard d'un omnivore si écolo soit-il. Il est vrai que l'on peut opter pour l'option NO FUTURE mais en ce cas, il n'est pas nécessaire non plus de militer pour l'écologie. Qu'est-ce qui fait que tu ne tues pas d'autres humains, que tu ne pratiques pas le viol comme activité sportive du week-end ? Cela ne change rien à l'échelle de l'univers, et ce sont des pratiques qui n'ont pas connu d'interruption depuis les débuts de l'humanité, elles pourraient donc légalement être considérées comme des "traditions" à part entière. Ce qui est d'ailleurs le cas pour certaines tribus d'amazonie, le génocide et le viol ethnique, ainsi que l'infanticide de le tribu vaincue font partie des coutumes, à l'échelle de l'Occident, il aurait fallu au terme du dernier conflit mondial que les vainqueurs exterminassent les vaincus, pffft, plus d'Allemands, d'Autrichiens, de Japonais et la France "nettoyée" de ceux qui soutenaient l'occupant. C'est peu à l'échelle de l'univers, certes, mais le coût moral n'est pas négligeable pour qui se veut défenseur du droit. Ce n'est pas ce qui choque le plus qui est le plus meurtrier, ce sont des milliards d'animaux qui souffrent et meurent pour le seul plaisir gustatif des omnivores, de par leur nombre ce sont eux qui réprésentent le point sur lequel il nous faut focaliser nos efforts.

Citation :
même si personnellement je suis vraiment pas prêt à tuer un animal pour le manger...). Enfin je sais pas ce que tu en pense.

Si tous ceux qui ne sont pas capable de tuer étaient aussi incapable de manger des animaux combien serions-nous à les considérer comme un aliment ? Ne trouves-tu pas contradictoire le fait de ne pas pouvoir tuer, mais de pouvoir manger un animal, sur qui te décharges-tu de meurtre que tu génères ? Fais-tu le lien entre ce que as dans ton assiette et l'animal dont tu as ôté la vie par procuration ?
La glorification de la chasse me laisse perplexe; elle est dans notre société, pratiquée comme loisir, non pas par nécessité, et un lapin mort qu'il soit d'élevage ou sauvage, reste un lapin mort.
Pourquoi abordes-tu l'aspect du "bien-être" du lapin dans sa petite cage?
Beaucoup d'interrogations qui m'amène à me demander pourquoi est-ce que tu ne franchis pas le cap ? Il ne s'agit pas d'une contrainte, mais d'une libération, ensuite tu peux regarder tous les animaux dans les yeux, tu peux profiter pleinement de l'envirionnement en sachant que tu ne participes pas au grand massacre et à la souillure de notre planète.
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Sam 21 Juin 2008 - 1:41

Excellent , j'aime beaucoup le fait de s'entrainer sur des cas réels
Allez y les autres, entrainez vous, et lisez ensuite les arguments des autres, ça aide bien, franchement ! je posterais aussi plus tard, mais j'attend encore d'autres argumentaires
Et le mien ne seras pas forcément aussi bien !
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Sam 21 Juin 2008 - 13:00

J'aimerais juste rajouter un ou deux trucs pour appuyer encore ce qu'a dit Arskeud.
Notre omnivore nous dit :
Citation :
A l'échelle de l'univers on ne représente rien.

Ce que les omnis disent souvent, c'est "mais si moi j'arrête de manger de la viande, ça n'arrêtera pas le massacre !"
En fait, c'est à la fois vrai et faux. C'est vrai parce qu'une action individuelle différente d'une pratique généralisée (la consommation de viande) ne pèse pas grand chose mais ça ne signifie pas pour autant qu'elle n'a pas de valeur. Et c'est faux parce que justement, la valeur de l'action individuelle vient du fait qu'elle n'est jamais entièrement individuelle. Et c'est là que se trouve toute la cohérence du discours veg, c'est dans le fait que tout ce que nous faisons, disons et sommes entretient un lien avec une autre action, un autre discours ou une autre manière d'être. Tout est connecté. Les omnis ne se rendent pas totalement compte des conséquences directes et indirectes dans le fait de manger de la viande, de s'habiller avec de la fourrure et aussi dans le fait de ne pas manger de la viande. Être veg* n'est pas un acte sans conséquence et, comme le dit Arskeud, établit puisque cela tend à réduire un mode de vie qui
Citation :
affame les populations des pays émergents, de la pollution de nos nappes phréatiques, des cours d'eaux, de la surexploitation des terres agricoles, de l'emploi de pesticides à outrance
. Maintenant, à nous de choisir quelle empreinte on veut laisser sur les choses : faire le choix d'une empreinte minimale où la souffrance et la mort ne font pas partie ou le contraire. Personnellement, dans un argumentaire aux omnivores, j'aime bien l'idée de mettre la personne devant un choix sans lui dire directement "tu as tort". Lui expliquer que son mode de vie est issu d'une pratique culturelle précise qu'il ne comprend pas forcément et dont il n'a pas entièrement conscience et surtout qu'il existe une alternative (que son mode de vie n'est pas le seul) où un autre mode de vie tente d'être responsable vis à vis des animaux, de l'intégrité de la planète dans sa diversité et sa richesse mais aussi vis à vis du reste du monde par rapport à l'alimentation mondiale (et le sujet ne saurait être de plus proche actualité), à la pollution du sol, de l'air et de la mer, etc.

A l'échelle de l'univers, ça ne représente peut-être pas beaucoup de refuser de tuer des animaux inutilement, mais à l'échelle de la planète, ça représente énormément.

Être veg* nous rend cohérent dans nos actions et dans notre discours parce que nous sommes conscients que nous ne sommes pas seuls et que notre existence à des conséquences sur celle des autres mais, en même temps, cela nous rend également conscients d'être seuls (pour l'instant, dans l'univers), ce qui nous rend d'autant plus responsable vis à vis de l'existence des autres.
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MessageSujet: Re: Exemple d'argumentations avec des omnivores   Sam 21 Juin 2008 - 13:18

Tout le début de ce que tu écris, je le comprends tout à fait, moi aussi je suis comme ça, dans une société idéale, je propose que l'on montre aux gens au lieu d'interdire. Étant moi même anarchiste, libertaire, je rêve d'un monde où rien qu'en montrant aux gens un mode de vie alternatif, on pourrait les "convaincre" de faire comme nous.

Mais toi et moi savons que nous ne vivons pas dans ce monde là.
Nous vivons dans un monde où il est déjà difficile de faire respecter les droits les plus élémentaires, le droit de vivre, de manger, d'avoir un toit. Alors demander aux gens de respecter les animaux sans inscrire la nécessité de ce respect dans un cadre juridique, c'est forcément voué à l'échec.

clochetteveg a écrit:
Par contre il y a certains points que je ne suis pas d'accord avec toi. Pour commencer à "militer" pour le droit des animaux je pense qu'il faut se concentrer sur ce qui est le plus abérant (zoo, corridas, test sur les animaux...). Mais certaines choses comme la chasse, à mon sens, ne doivent pas être interdite tant qu'elle est faite pour se nourrir. S'il s'agit juste de chasser pour le plaisir des animaux je trouve ça ignoble, mais si quelqu'un préfère tuer un lapin qui vit en pleine nature non pas pour le plaisir mais pour le manger et éviter de manger un lapin qui aura été enfermé toutes sa vie dans une petite cage, qui aura sécrété des toxines à cause du stress, et qui servira juste de nourriture, je comprend le chasseur (même si personnellement je suis vraiment pas prêt à tuer un animal pour le manger...). Enfin je sais pas ce que tu en pense.

Je ne comprends pas la distinction que tu fais. Tu parles de principe de plaisir, du fait qu'on ne doit pas tuer pour le plaisir. Mais physiologiquement, nous n'avons pas besoin de matière animale. Nous avons besoin de nutriments, de protéines, de glucides et de lipides, de vitamines, dont la totalité peut être trouvée dans des produits d'origine végétale.
Économiquement nous n'en avons pas plus besoin, puisque la nourriture végétalienne est moins chère qu'une nourriture à base de sous produits animaux. Pour nous vêtir, nous pouvons très bien le faire sans matière animale également.
Qu'est ce qui empêche les omnivores de devenir vegan? Le plaisir, justement, le plaisir qu'ils vont perdre an arrêtant de se nourrir de la souffrance d'autrui. Pourtant il y a énormément de plaisir dans la nourriture vegan, et elle est même bien plus variée que celle de la plupart des omnivores.

La deuxième chose qui empêche les gens de devenir vegan, c'est la peur. La peur du regard dque la société va porter sur eux, la peur de déranger, de détonner, de devoir de battre pour avoir le droit de manger sans cruauté, chez sa famille, chez des amis, au restaurant. C'est la peur du regard de l'autre, la peur de sortir du rang. C'est un pur acte de conformisme.

Tu dis que tu ne tuerais pas un animal pour le manger. Chaque jour, à chaque fois que tu fais un repas à base de viande, de beurre, de crème, à chaque fois que tu achètes une paire de chaussure, tu es responsable de la mort et de la souffrance d'animaux. Dans ta vie, tu en as tué des milliers pour ton simple plaisir.
Le plaisir gustatif.
Le plaisir d'avoir de belles chaussures.
Rien d'autre que le plaisir, et certainement pas le besoin.

Je te laisse y réfléchir.



(très bonne idée clochette je trouve! )
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